Histoire Militaire

Bataille de Queenston Heights

Bibliothèques et Archives Canada/Collection John David Kelly/C 000273

Bataille de Queenston Heights.

Le grand oubliÉ qui a sauvÉ le Canada À Queenston Heights

par Robert Vineberg

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Introduction

Tous les Canadiens qui sont au courant de la bataille de Queenston Heights savent que le Major-général Sir Isaac Brock est mort en menant une charge courageuse qui a permis de vaincre les Américains et qui les a forcés à battre en retraite de l’autre côté du Niagara. Le monument qui s’élance vers le ciel et domine le champ de bataille a été érigé en son honneur, en sa qualité de vainqueur. Cependant, tout cela est un mythe. En réalité, au moment de sa mort, les Britanniques et les Canadiens étaient en train de perdre la bataille, et les Américains renforçaient leurs positions sur les hauteurs. Si la situation n’avait pas été renversée, les Américains auraient consolidé leur position du côté canadien du Niagara, et il est fort probable que le Haut-Canada aurait capitulé.

Qui donc a gagné la bataille et pourquoi ne pas honorer sa mémoire?

Queenston Heights après Brock

L’homme qui a assumé le commandement après la mort de Brock était aussi major­général : Roger Hale Sheaffe. Il était commandant du secteur de la frontière du Niagara et, même s’il avait atteint le même grade que Brock, il avait moins d’ancienneté que ce dernier; il relevait donc de Brock, qui avait été non seulement commandant britannique supérieur du Haut-Canada, mais aussi président de l’administration civile. Au moment de la mort de Brock, Sheaffe a hérité des deux postes, mais, le 13 octobre 1812, c’était les Américains qui le préoccupaient le plus, eux qui rassemblaient des forces à Queenston Heights.

Il y a tout lieu de rendre hommage à Brock pour le leadership charismatique dont il a fait preuve au tout début de la guerre de 1812. Il était alors revenu de la ville de Détroit, qu’il venait d’enlever aux Américains, pour prendre le commandement du secteur du Niagara. Par conséquent, au moment de l’invasion américaine, c’est Brock qui a dirigé un petit détachement depuis Fort George, à Niagara-on-the-Lake, pour aller voir si l’attaque à Queenston était une diversion ou l’invasion principale. Quand il a compris qu’il s’agissait effectivement de l’attaque principale, il a tenté de l’enrayer avant que les Américains puissent s’installer sur les hauteurs. Toutefois, son détachement était trop peu nombreux, et sa décision d’attaquer de front était irréfléchie et, comme on le sait, elle lui a été fatale. Le Lieutenant-colonel John Macdonell a pris la relève, mais il a lui aussi été tué, ce qui a laissé les Britanniques sans chef à Queenston. Le reste des forces, mené par le Capitaine James Dennis, s’est replié vers Vrooman’s Point, à environ un mille au nord du village de Queenston.1

Apprenant que Brock avait été tué en menant une attaque frontale contre les lignes américaines, Sheaffe a décidé d’adopter une approche différente : il a quitté Fort George avec environ 600 hommes et a effectué un mouvement de flanc indirect qui l’a mené très à l’ouest de Queenston. Cette démarche comportait deux avantages. Tout d’abord, il a pu amener ses forces sur l’escarpement du Niagara sans opposition; de là, il a pu attaquer les arrières des Américains, à Queenston. Ensuite, il a réussi à opérer une jonction avec d’autres forces britanniques qui se déplaçaient vers le nord depuis Chippawa. Sheaffe a pris le temps d’organiser ses forces dans le bon ordre de bataille, pendant que le Capitaine John Norton dirigeait environ 120 guerriers autochtones dans des opérations de harcèlement le long des lignes américaines. Une fois arrivées les unités de Chippawa, Sheaffe a déclenché son attaque. Les Américains ont rapidement sombré dans le chaos; beaucoup ont tenté de se replier en descendant l’escarpement vers la ville de Queenston pour monter à bord des bateaux et retourner aux États-Unis. Malheureusement pour eux, il restait très peu d’embarcations, et plus de 900 Américains ont ainsi été faits prisonniers. Cinq cents autres Américains ont été tués, se sont noyés ou ont été blessés, comparativement à seulement 14 tués, 77 blessés et 21 soldats manquant à l’appel du côté des Britanniques et des Canadiens. Sheaffe a accepté la reddition du commandant américain, le Major général Wadsworth2, et est retourné à Fort George, où on l’a accueilli comme étant le héros du jour. Quand la nouvelle de la victoire est parvenue à Londres, le Roi George III a conféré le titre de baronnet à Sheaffe.

Major-General Sir Isaac Brock

Major-General Sir Isaac Brock.Major-General Sir Isaac Brock, KB (Président et administrateur du Haut Canada en 1811-1812)/J.W.L. Forster/Collections d’œuvres d’art du gouvernement de l’Ontario/Archives publiques de l’Ontario/692993

Major-General Sir Isaac Brock.

En résumé, il y a eu deux batailles à Queenston Heights, le 13 octobre 1812. La première, qui a eu lieu le matin, a été perdue par Isaac Brock. La deuxième a été livrée au cours de l’après-midi et en début de soirée, le même jour, et Roger Sheaffe a remporté la victoire.

Roger Hale Sheaffe

Qui était donc Roger Hale Sheaffe? Disons tout d’abord qu’il avait peu de chances de devenir général dans l’armée britannique, à l’origine. Sheaffe est né à Boston, dans la colonie de Massachusetts, le 15 juillet 1763; il était le fils du percepteur adjoint des douanes, au port de Boston. Le père de Sheaffe, William, est mort en 1771 et a laissé sa femme et leurs huit enfants dans la pauvreté. Sa mère a par la suite été obligée d’ouvrir une maison de pension, et cela allait plus tard changer la vie du jeune Roger.

Pendant les années que s’est préparée et qu’a duré la Révolution américaine, un des pensionnaires de Mme Sheaffe a été Lord Percy, futur duc de Northumberland, qui a décidé d’installer son quartier général chez elle. Percy s’est pris de sympathie pour Roger et a décidé d’en faire son protégé. Quand Roger a eu 10 ans, Lord Percy a pris des mesures pour l’envoyer en mer à titre d’enseigne de vaisseau de deuxième classe dans la Royal Navy, puis il l’a fait passer à l’Académie militaire de Lochée, dans le Chelsea, qui était alors une banlieue de Londres, de manière que le jeune Sheaffe puisse marcher sur les traces de son protecteur et devenir officier dans l’armée.

Après que Sheaffe eut terminé ses études, en 1778, Percy lui a acheté (comme c’était la coutume) son grade de sous-lieutenant dans son propre régiment, le 5th Regiment of Foot. Sheaffe est entré dans le régiment en 1779 et, un an plus tard, son protecteur lui a acheté son grade de lieutenant. En 1781, Sheaffe a accompagné son régiment en Irlande et il y est resté jusqu’en 1787, année où l’unité a été affectée au Canada. Le régiment a servi à Montréal, Détroit, Fort Niagara et Québec au cours de la décennie suivante. En 1795, Sheaffe a acheté son grade de capitaine et, après le retour du régiment en Angleterre, en 1797, il a acheté son grade de major dans le 81th Regiment of Foot. L’année suivante, il a demandé et reçu une mutation dans le 49th Regiment of Foot et, ce faisant, il a été promu lieutenant-colonel. À ce moment-là, le lieutenant-colonel supérieur du régiment était Isaac Brock. Sheaffe a combattu avec le régiment aux Pays-Bas, en 1799, et dans la Baltique, en 1801. Là, il a vu Nelson mener une attaque victorieuse contre la flotte danoise, à Copenhague.3

En 1802, le 49th Regiment a été envoyé au Canada, et Sheaffe est arrivé à Québec en septembre de cette année-là. Il est resté au Canada jusqu’en octobre 1811. Au cours de cette période, il a été promu colonel, en 1808, puis major-général, en 1811, juste avant de rentrer en Angleterre. Il avait épousé Margaret Coffin, de Québec, l’année précédente, et le retour en Angleterre était sans doute une permission qu’on lui accordait avec sa nouvelle épouse. Il est revenu au Canada en 1812, peu après la déclaration de guerre, et le Lieutenant-général Sir George Prevost, gouverneur et commandant en chef de l’Amérique du Nord britannique, l’a par la suite envoyé dans le Haut-Canada pour servir sous les ordres du Major-général Isaac Brock.4

General Sir Roger Hale Sheaffe

Bibliothèques et Archives Canada/C-111307

General Sir Roger Hale Sheaffe.

Quand Sheaffe est arrivé dans le Haut-Canada, Brock était déjà parti pour le secteur frontière de Détroit, et Sheaffe s’est rendu à Fort George pour prendre le commandement du secteur du Niagara. Brock est revenu de sa campagne victorieuse au Michigan à la fin d’août. Comme nous le savons maintenant, il ne lui restait plus alors que deux mois à vivre.

Roger Sheaffe n’était pas un chef charismatique de la trempe de Brock, mais c’était un général tout à fait compétent qui avait remporté une éclatante victoire à Queenston Heights. Par la force des choses, il était aussi devenu un administrateur étonnamment doué, car il assumait dès lors en outre les fonctions civiles de Brock dans le Haut-Canada. Sheaffe est donc arrivé à York le 20 octobre 1812 pour être assermenté à titre de président du Conseil exécutif5. Il s’est tout d’abord inquiété du piètre état de l’administration militaire dans le Haut Canada. Il lui fallait des renforts, des approvisionnements et une présence navale plus forte sur le lac Ontario. Il devait aussi améliorer la qualité de la milice. Malheureusement, il est tombé malade en janvier et février, de sorte que sa première réunion avec le parlement n’a eu lieu que le 25 février 1813. Cela dit, il a demandé et obtenu le contrôle des exportations de céréales, une avance sur les pensions des veuves de guerre et des anciens combattants invalides, des fonds pour les uniformes de la milice et l’apport de modifications importantes à la loi sur la milice. Dans le cadre des réformes, on a aussi remplacé les compagnies de flanc par une milice incorporée, et l’on a approuvé une prime d’engagement de huit dollars pour attirer les volontaires qui serviraient pendant le reste du conflit. Sheaffe a habilement évalué l’humeur des législateurs en ne demandant qu’une prime de huit dollars, mais il était réaliste également et il a donc ajouté 10 $ à la prime à même la caisse de l’armée. Cette initiative lui a permis de mettre sur pied un nouveau bataillon d’environ 300 miliciens avant la fin de 1813, ce qui s’est avéré fort utile pendant le reste de la guerre. Ayant atteint ses objectifs, il a prorogé le parlement le 13 mars 18136.

En 1813, avec une population d’environ 500 personnes, York n’était vraiment rien de plus qu’un village. Comme Brock avant lui, Sheaffe était atterré devant le piètre état des défenses de l’endroit. Brock avait ordonné des améliorations, mais celles-ci étaient insuffisantes. Le village était défendu par une casemate installée à l’est, par une autre casemate et des batteries d’artillerie, à l’ouest, et par le fort York, au centre. Malheureusement, celui-ci n’était que partiellement construit, à la sortie du port de Toronto et il n’était donc pas encore en mesure d’interdire aux navires ennemis l’accès au port. En outre, on avait décidé de construire une frégate à York, ce qui faisait du village une cible militaire légitime7.

Peu après la fonte des glaces sur le lac Ontario, la flotte américaine est effectivement arrivée au large de York, le 26 avril 1813. C’était une force puissante commandée par le Major-général Henry Dearborn; elle comprenait les 14 navires du Commodore Isaac Chauncey munis de 83 canons et ayant à leur bord les 1 750 volontaires et soldats de la force régulière du Brigadier-général Zebulon Pike. De son côté, Sheaffe avait à sa disposition une force comptant peut-être 700 soldats, dont au plus 400 membres de la force régulière et miliciens, et une cinquantaine de guerriers mississauga et ojibwa. Il a donc dû diviser son contingent peu nombreux, de manière à pouvoir tenter de repousser un débarquement, peu importe où il risquait de se produire.

General Henry Dearborn

Bibliothèques et Archives Canada/C-010925

General Henry Dearborn.

En fait, le matin du 27 avril, les navires de la force de débarquement ont dérivé à l’ouest de tous les défenseurs et celle-ci a donc pu descendre à terre sans opposition. Sheaffe a alors ordonné à tous ses hommes, sauf une compagnie, une batterie d’artillerie et quelques miliciens, de prendre l’ennemi à partie. Cependant, les défenseurs se trouvaient à portée des pièces navales américaines et ils ont dû se replier sous un feu violent. Puis, un magasin mobile de poudre à canon a été allumé par accident et a explosé, tuant ou blessant du coup une trentaine de défenseurs.

Tandis que ses troupes continuaient à résister tout en se repliant vers York, Sheaffe a conclu qu’il serait impossible de défendre le village, vu l’avantage écrasant dont disposait l’ennemi. Par conséquent, afin de préserver sa force régulière pour qu’elle pût poursuivre la lutte par la suite, il a décidé de battre en retraite vers Kingston. Il a ordonné aux commandants de la milice de négocier la reddition de York, puis il a pris des mesures pour ne rien laisser derrière qui pourrait contribuer à l’effort de guerre américain. Le navire de guerre en construction, qui, ironiquement, devait porter s’appeler le Sir Isaac Brock, devait être brûlé dans ses cales, on devait faire sauter le grand magasin de Fort York, et l’on devait brûler le pont enjambant la rivière Don, derrière l’armée en retraite, de manière à retarder toute poursuite déclenchée par l’ennemi.

Les Américains se rapprochaient toujours davantage du fort quand le magasin a explosé. L’énorme déflagration a dévasté les premières lignes américaines et tué sur le coup le Général Pike. Si le Général Sheaffe avait été plus près du fort quand l’explosion s’est produite, aurait-il pu reprendre l’initiative et repousser les Américains? Nous ne le saurons jamais de façon certaine, mais il est clair que la puissante artillerie des navires de guerre des Américains leur procurait un avantage écrasant et qu’elle aurait décimé toute force britannique ou canadienne qui aurait tenté une contre-attaque. Par conséquent, entre 15 h et 16 h, Sheaffe, ses soldats de la force régulière et les charpentiers navals se sont mis en route pour Kingston en empruntant les routes du Haut-Canada que le printemps avait rendues boueuses et quasi impraticables8.

La mort du General Pike à York

Bibliothèques et Archives Canada/C-007434

La mort du General Pike à York.

En réalité, Sheaffe a pris la seule décision raisonnable du point de vue stratégique, si insensible qu’elle ait pu paraître aux yeux des citoyens de York. La preuve de la justesse de sa décision nous est donnée dans les propos de personne d’autre que John Armstrong, le secrétaire américain à la Guerre, dans une lettre qu’il adressait à Dearborn : « Nous ne pouvons douter que chaque fois qu'un commandant britannique sera réduit à une action défensive, sa règle de conduite sera celle de Sheaffe : choisir de sauver ses troupes plutôt que sa position, emporter l'amande et ne nous laisser que l'écale9. »

Toutefois, le supérieur de Sheaffe, le Général Prevost, ne partageait pas ce point de vue. Prevost avait donné ordre d’exercer le commandement avec prudence et d’éviter les mouvements offensifs10, et Sheaffe avait suivi ces directives « à la lettre », mais Prevost était aussi le chef politique de l’Amérique du Nord britannique, et les dirigeants politiques du Haut Canada à York étaient indignés que Sheaffe les eût abandonnés à la merci des Américains11. Par conséquent, Prevost a décidé de les apaiser en réaffectant Sheaffe à la tête de forces postées dans la région de Montréal, en juin 1813. Bien que Sheaffe fît preuve de diligence dans l’accomplissement de ses tâches à Montréal, Prevost s’est appliqué à le critiquer et il a ensuite manœuvré pour le faire rappeler en Angleterre, ce qui eut lieu en novembre 181312.

General Sir George Prevost

Jean-Baptiste Roy-Audy, 1824/© Musée du Château Ramezay/1998 573

General Sir George Prevost.

Les suites

À son retour en Angleterre, Sheaffe n’a pas obtenu le commandement de forces combattantes, et on l’a plutôt affecté à l’état-major de l’armée, le 25 mars 1814. Cette nomination a par la suite été reportée, mais, malgré tout, Sheaffe a été promu lieutenant-général en 1821 et général d’armée en 1838. Après avoir vécu brièvement à Penzance et à Worcester, il a déménagé à Édimbourg avec sa famille en 1817. Le sort a voulu que Sir Roger Sheaffe survécût à sa femme et à ses six enfants; il est décédé à Édimbourg à l’âge de 88 ans, le 17 juillet 185113.

La brillante victoire que Sheaffe a remportée à Queenston Heights justifie entièrement l’érection d’un monument en son honneur. Cependant, il n’en existe aucun, fort probablement en raison de sa décision d’abandonner York aux envahisseurs américains. Cette décision était solide du point de vue militaire, mais elle était périlleuse sur le plan politique. Si Sheaffe, comme Brock à Queenston Heights, s’était précipité sans réfléchir contre les canons américains et avait trouvé la mort à l’extérieur de Fort York, il n’y a pas à douter que les bons citoyens de York aurait érigé un magnifique monument à sa mémoire. Quoi qu’il en soit, nous préférons penser que Sheaffe aurait volontiers échangé ce monument contre la longue vie, la promotion au grade de général d’armée et la retraite confortable en Grande-Bretagne que le destin lui réservait.

Monument Brock, à Queenston Heights

Bibliothèques et Archives Canada/C-011799

Monument Brock, à Queenston Heights.

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Robert Vineberg vient de prendre sa retraite après avoir servi pendant 35 ans dans la fonction publique fédérale où il a été, de 1996 à 2008, Directeur général – Citoyenneté et Immigration (Région des Prairies et des Territoires du Nord-Ouest). Il détient un baccalauréat en histoire de l’Université de Toronto ainsi qu’une maîtrise en histoire canadienne et un diplôme d’études supérieures en administration publique de l’Université Carleton. Il est actuellement agrégé supérieur de recherches à la Canada West Foundation.

Notes

  1. Il existe un certain nombre de bons comptes rendus de la bataille. Signalons, en particulier, l’ouvrage de George F.G. Stanley, La guerre de 1812 : les opérations terrestres, Publication d’histoire militaire no 18, Éditions du Trécarré en collaboration avec le Musée national de l’Homme, Musées nationaux du Canada, 1983, p. 121-131; Carol Whitfield, La bataille de Queenston Heights, Lieux historiques canadiens : cahiers d’archéologie et d’histoire, no 11, Direction des lieux et des parcs historiques nationaux, Ottawa, Parcs Canada, 1980, p. 8-20. En outre, Robert Malcomson [Robert Malcomson, A Very Brilliant Affair: The Battle of Queenston Heights 1812, Toronto, Robin Brass, 2003] a publié un excellent livre qui raconte la bataille.
  2. Roger Hale Sheaffe, The Letter Book of General Sir Roger Hale Sheaffe, Ithaca (NY), Cornell University Library, 2008, p. 276.
  3. Wesley B. Turner, British Generals in the War of 1812 – High Command in the Canadas, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1999, p. 84-85.
  4. Whitfield, p. 26-27.
  5. Lettre de Sheaffe adressée à Prevost et datée du 20 avril 1812 à York, dans Sheaffe, p. 292.
  6. Turner, p. 92-93; lettre de Sheaffe adressée à Prevost et datée du 13 mars 1813 à York, dans Sheaffe, p. 346; lettre de Sheaffe adressée à Prevost et datée du 18 mars 1813 à York, dans Sheaffe, p. 350.
  7. Stanley, p. 168-169; Turner, p. 95.
  8. Stanley, p. 169-176; Turner, p. 95-96; Whitfield, p. 31.
  9. Cité dans Turner, p. 96.
  10. Ibid., p. 32.
  11. Ibid., p. 99.
  12. Whitfield, p. 32.
  13. Carol Whitfield et Wesley B. Turner, Sheaffe, Sir Roger Hale, dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne voir le site http://www.biographi.ca/009004-119.01-e.php?&id_nbr=4182&interval=25&&PHPSESSID=nm61uedmn2c99scbf3ttfuaql6, consulté le 30 septembre 2008.

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