OPINIONS

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Est-ce que je parle japonais? Dimension culturelle de l'apprentissage d'une langue

par Dana Batho

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Introduction

Vivre ou travailler à l’étranger représente un défi pour la plupart des gens, surtout quand on baigne dans une culture très différente de la nôtre. Pour le personnel des FC, la conscience culturelle du milieu de travail ou de combat est essentielle à la réussite de la mission.  Pour les militaires des FC, qu’ils participent à un déploiement en zone de combat ou qu’ils occupent un poste d’état-major à l’étranger, l’instruction sur la sensibilisation culturelle est essentielle à la réussite, dans les tâches professionnelles comme dans la vie de tous les jours. Même si la formation linguistique s’inscrit dans la sensibilisation culturelle des FC, on croit souvent à tort que l’apprentissage de la langue importe moins que l’instruction sur la façon de penser et d’opérer des forces amies et des forces ennemies1. Toutefois, « la langue et la culture étant très étroitement liées » 2, l’apprentissage de la langue est essentiel pour comprendre la culture, qu’il s’agisse de la population locale, de l’ennemi ou des forces multinationales auprès desquelles on pourrait travailler. Les militaires des FC peuvent être appelés à travailler n’importe où au monde. Par conséquent, la connaissance de la culture que peut apporter l’apprentissage d’une langue étrangère est une question dont tous les militaires des FC doivent saisir l’importance.

Mt Fuji & Pagode de paix Chureito  – Parc Sengen

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Mt Fuji & Pagode de paix Chureito  – Parc Sengen

Pour illustrer ce principe, le processus d’apprentissage du japonais servira à démontrer à quel point l’étude d’une langue étrangère permet aussi d’acquérir des connaissances culturelles connexes. Les langues étrangères se distinguent toutes les unes des autres, particulièrement celles associées à des cultures très différentes. Les différences entre l’anglais et le japonais sont évidentes, probablement parce que la culture du Japon est très profondément enracinée dans de solides traditions, alors que la culture occidentale, plutôt fluide, se fonde sur des influences issues de partout au monde. Les fréquentes difficultés auxquelles on se heurte en tentant de communiquer en japonais sont attribuables à la structure de cette langue et aux normes culturelles qui se reflètent dans la langue. Ainsi, apprendre le japonais, ce qui constitue déjà tout un exploit, ne suffit pas pour arriver à communiquer efficacement; il faut aussi négocier les obstacles culturels.

Questions de langue

Japonais écrit

La communication par écrit est souvent l’une des parties les plus ardues de l’apprentissage du japonais. Il faut d’abord apprendre à maîtriser le hiragana, c’est-à-dire la transcription phonétique servant à écrire les mots d’origine japonaise. Vient ensuite le katakana, qui est semblable au hiragana, mais sert à écrire les mots d’origine étrangère, souvent anglaise. Il existe de 46 caractères hiragana et 46 caractères katakana, qui constituent « l’alphabet » japonais. En outre, les kanji, ou caractères chinois, sont largement utilisés dans l’écriture. Il existe quelque 10 000 kanji, mais un adulte qui s’exprime couramment en japonais n’en utilise en moyenne que 2000.

Mukaitaki Ryokan dans la neige

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Mukaitaki Ryokan enneigé

Le premier obstacle auquel on se heurte habituellement, avec le japonais écrit, est l’absence d’espace entre les mots. Il est donc ardu de comprendre où finit un mot et où commence le suivant, et la consultation d’un dictionnaire est un exercice décourageant. En outre, comme le katakana est utilisé pour les mots étrangers (règle générale, d’origine anglaise), la tendance consiste à en prononcer les sons pour découvrir le sens, mais bien souvent leur prononciation est grandement modifiée. Prenons par exemple le mot katakana マクドナルド (ma-ku-do-na-ru-do). Seule une lecture très rapide permet de comprendre l’équivalent anglais : McDonald’s. Les kanji comportent eux aussi leur part de complexité. Par leur simple nombre, ces caractères peuvent se révéler déconcertants, mais leur complexité vient surtout du fait que chacun comporte de multiples prononciations, qui ne s’expliquent par aucune logique, et qui sont fonction du mot et de l’endroit où est placé le kanji dans le mot. Par exemple, 一番上 (ichi-ban-ue) signifie « supérieur » (élève-officier, étage, etc.) et 上級 (jou-kyuu) se traduit par « niveau avancé ». Le caractère 上 est le même, mais il se prononce différemment dans chaque mot.
 
Malgré ces difficultés, les kanji comportent certains avantages. Comme chacun a sa signification propre, on peut déchiffrer les nouveaux mots d’un texte lorsqu’on connaît les caractères individuels. Un exemple serait 縞馬 (shima-uma), qui se traduit par « cheval rayé », c’est-à-dire, zèbre. Un mot écrit qui tend à faire grincer les dents des Occidentales est le suivant : 家内 (ka-nai), qui signifie « intérieur de la maison », ou « épouse ». La combinaison des codes visuels et basés sur le sens peut rendre certains kanji plus faciles à mémoriser que d’autres.3 Bien entendu, si le lecteur ne connaît pas les différentes prononciations de chaque kanji, il ne pourra les prononcer, mais il en comprendra au moins le sens.

Minato Mirai District 21

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Minato Mirai District 21

Japonais parlé

Une des difficultés de la communication verbale en japonais est le niveau de politesse qu’il faut utiliser. Le niveau de langue peut être commun, poli, respectueux ou humble. La langue commune est celle qu’on emploie avec les amis proches et la famille et la langue polie, dans un contexte plus formel. En outre, le niveau respectueux est utilisé pour s’adresser à une personne d’un statut supérieur à soi, ou pour parler des actions de cette personne, par exemple, un enseignant ou un patron. Le niveau de langue humble sert à parler de ses propres actions à une personne supérieure. Chaque niveau de politesse a une forme qui lui est propre, et le verbe est habituellement complètement différent dans les formes respectueuse et humble. À titre d’exemple, le verbe « dire » correspond à iu en langue commune, à mousu, à la forme polie, à ossharu, à la forme respectueuse et à moushiageru dans la langue humble. Il en résulte des difficultés, non seulement dans l’apprentissage de la façon d’utiliser correctement les différentes formes de langue, mais aussi parce que la plupart des échanges avec un Japonais dans un contexte formel, comme dans un magasin de détail ou encore au téléphone, avec le représentant d’une entreprise, se font dans les formes respectueuse et humble. Dans un contexte professionnel, les Japonais ne s’autorisent pas à passer à une forme de langue moins formelle, même si on leur demande de s’exprimer plus simplement, car ils considèrent cela comme trop impoli.

La langue japonaise comprend en outre des mots qui sont exclusivement ou principalement utilisés par les hommes et d’autres, par les femmes. Les expressions comme ne et deshou, c’est-à-dire « n'est-ce pas? » sont utilisées surtout par les femmes. Les hommes qui apprennent le japonais de leur conjointe ou de leur petite amie utilisent souvent ces mots, ce qui fait sourire leurs interlocuteurs japonais, qui devinent immédiatement comment ils ont appris la langue. Le mot « je » est un autre exemple de cette différenciation entre les sexes. Les hommes disent ore ou boku et les femmes, atashi. Les formes neutres sont watashi et watakushi, ce qui correspond à un niveau de langue plus formel. Une femme utilisant la forme masculine serait perçue comme dure et grossière.4 À l’inverse, les hommes utilisant la forme féminine projettent une image efféminée. Pour un Occidental, la maîtrise de ces mots propres aux sexes peut faire de la communication un véritable casse-tête (souvent drôle).

Maiko – Kyoto

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Maiko – Kyoto

Questions culturelles

Ishin-Denshin

Outre la structure, la façon dont le japonais est employé crée des barrières culturelles implicites. Emily Spencer et Tony Balasevicius expliquent les répercussions militaires de l’entrecroisement de la culture et de la langue dans la communication :

La compréhension des éléments culturels [...] permet aux forces de sécurité de saisir des subtilités dans les paroles ou les gestes, précieux indices sur les intentions des rebelles ou sur l’endroit où ils se trouvent. À ce chapitre, l’expérience montre que les interprètes compétents font beaucoup plus que traduire ce qui se dit à l’intention des forces de sécurité. […] les interprètes chevronnés en Afghanistan arrivent à expliquer des nuances qui échappent à ceux qui ne connaissent que les rudiments de la langue. Qui plus est, ils arrivent à traduire ces nuances sous forme de messages particulièrement porteurs de sens. Ce qui se dit peut être moins riche de sens que la façon dont le message est transmis.5
La méconnaissance de l’effet de la culture sur la langue peut gravement menacer le succès de la mission.

Enryo

Comparativement à l’anglais, le japonais est une langue très vague et indirecte; ainsi, même si l’on comprend les mots, le sens du message peut demeurer incertain. Ceci s’explique entre autres par le fait que les Japonais ont élaboré de riches codes non linguistiques.6 C’est ce qui s’appelle l’ishin-denshin ou la télépathie traditionnelle. »7 Cette notion est reliée au concept culturel d’enryo, qui signifie « réserve » ou « contrainte ». Il n’est pas rare qu’un Occidental place à son insu un Japonais dans une situation délicate. Dans la culture japonaise, l’expression directe de ce qu’une personne souhaite est un tabou. Par conséquent, il n’est pas acceptable sur le plan culturel de demander directement à une personne ce qu’elle veut. Les questions « brutales » telles que : « Voulez-vous X ou Y? » obligent le destinataire à enfreindre le principe de l’enryo.8 En outre, le franc-parler tend à placer le locuteur dans une position ferme, ce qui peut facilement donner lieu à une confrontation directe, situation que tous les Japonais redoutent.9 Un bon exemple est une réponse fréquente aux questions, Sore wa chotto…, qui se traduit par « c’est un peu… ». En français, on peut voir dans une réponse incomplète à une question une intention trompeuse ou sournoise. Pour un Japonais, toutefois, c’est la seule façon connue de décliner poliment une invitation ou une demande; un refus direct serait impensable. En réalité, l’enryo interdit pratiquement l’usage du mot « non » en japonais, sauf quand une personne reçoit un compliment. Par exemple, si on complimente une pianiste de concert pour sa virtuosité, elle répondra invariablement : « Non, non, non, je ne joue qu’un petit peu. »

sanctuaire Akagi

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Sanctuaire Akagi

Même pour ceux qui s’expriment couramment en japonais, la compréhension de l’enryo peut être déterminante dans les relations d’affaires : pour les Américains, le style de négociation des Japonais peut être déroutant, voire exaspérant, tout comme notre style peur leur sembler brusque et menaçant.10 C’est pour cette raison que bon nombre d’entreprises embauchent des conseillers, comme People Going Global,11 pour assurer la formation culturelle de leurs employés; il est plus facile de bâtir une bonne relation que de tenter de réparer les dommages causés par les malentendus d’origine culturelle. Dans un contexte militaire où des vies peuvent être en jeu, la compréhension culturelle est encore plus importante.

Cueillette de thé – Plantation Apron

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Cueillette de thé – Plantation Apron

L’enryo s’inscrit en outre dans la structure du japonais. L’absence de pronom et de sujet dans la phrase est un exemple; la compréhension lors d’une conversation est largement guidée par des indices contextuels. Par exemple, en français, une conversation téléphonique pourrait ressembler à ceci : « Bonjour, patron, je serai présent au bureau aujourd’hui. Je me sens mieux. » En japonais, la même conversation serait plutôt la suivante : « Patron, aujourd’hui, ça va. » Il est donc tenu pour acquis que le patron sait que l’employé a été malade et que si ça va pour le travail aujourd’hui, c’est qu’il se sent mieux. Pour une personne extérieure au contexte qui écouterait cette conversation, toutefois, il serait pratiquement impossible de comprendre ce qui vient d’être dit.

Conformité

Les influences sociales jouent elles aussi un rôle dans la communication. La conformité est une norme évidente au Japon. En règle générale, les Japonais sont perçus comme des modèles de conformité.12 Pour les Japonais, il existe des règles établies de comportement et de discours applicables à tous les types d’interactions. Toutefois, les étrangers n’étant habituellement pas conscients de ces règles, les échanges avec eux sont plus complexes. Par conséquent, lors d’un échange entre un étranger et un Japonais, ce dernier peut être paralysé par l’incertitude, incapable de réagir de façon appropriée à ce que lui dit l’Occidental.13

Pour certains Japonais, la conformité est aussi un prétexte pour exercer une discrimination envers les étrangers. Takeyuki Tsuda mentionne un exemple de friction interculturelle dans le domaine des logements locatifs : certains propriétaires refusent de louer un logement à des Nikkeijin (émigrants), prétextant des différences de « coutumes » et de communication.14 D’après mon expérience personnelle, même des étrangers qui s’expriment couramment en japonais et qui sont mariés à un Japonais sont souvent victimes de discrimination lors de la location ou de l’achat d’un logis. Il est improbable que des militaires des FC subissent directement des problèmes de cet ordre, mais il est important qu’ils comprennent, lors d’une affectation à l’étranger, les répercussions que la langue et la culture peuvent avoir dans leur quotidien à titre d’étrangers.

Intention

L’intention a aussi de l’importance dans toutes les communications. Joy Hendry le met en évidence dans un article où elle mentionne une discussion entre elle (une anthropologue occidentale) et un éminent linguiste japonais. Après discussion sur sa compréhension de « l’anglais japonais » du linguiste, celui-ci déclare : « Je crains que parler en japonais avec des étrangers ne soit une sorte de torture psychologique. Même s’ils maîtrisent bien la langue et ont une grammaire parfaite, je trouve difficile de comprendre leur « intention véritable. »15

Tatemae/honne

Les concepts de tatemae et d’honne illustrent l’utilisation de l’intention en japonais. Le tatemae est l’image socialement acceptable que l’on projette sur l’extérieur, et l’honne correspond à ce que l’on ressent vraiment au sujet d’une situation donnée.16 En raison de ces distinctions, il ne faut pas toujours prendre au pied de la lettre les échanges avec les Japonais, car leur double nature fait en sorte que les normes culturelles découragent l’expression directe des sentiments intérieurs qui ne sont pas appropriés en public.17

Conclusion

La maîtrise des subtilités du japonais écrit et parlé n’est que le début du long chemin qu’il faut parcourir pour apprendre à communiquer avec les Japonais. Pour communiquer efficacement, il importe en outre de bien comprendre les barrières culturelles que sont l’enryo, la conformité, l’intention, le tatemae et l’honne. Ces éléments reflètent des siècles de communication exclusivement entre Japonais, ce qui crée une forme de « télépathie japonaise ». La simple connaissance du vocabulaire et de la grammaire ne suffit pas pour communiquer en japonais; les éléments culturels sont tout aussi importants.

Pour le personnel militaire, la méconnaissance des questions culturelles et linguistiques a des répercussions encore plus grandes : « Si l’on ne parvient pas à comprendre les croyances, valeurs, attitudes et vision du monde [de la population], l’échec de la mission est assuré. »18 Il est parfois difficile de percevoir l’élément culturel des langues eurocentriques comme l’anglais et le français qui partagent une base culturelle commune, mais cette composante culturelle devient très évidente lorsqu’on apprend des langues qui ne partagent pas les mêmes racines. L’analyse de l’élément culturel de la structure et de l’usage du japonais montre bien les problèmes auxquels peuvent se heurter ceux qui participent à des déploiements à l’étranger. Même si les militaires des FC n’apprennent pas à parler couramment la langue de l’endroit où ils sont affectés, il est capital qu’ils l’étudient autant que possible. En plus de les aider à « gagner le soutien » de la population locale, cela leur apportera une perspective indispensable de la culture et de l’esprit de tous ceux qui occupent leur espace opérationnel et par conséquent, augmentera les chances de succès de la mission.

Le Sous-lieutenant Dana Batho a obtenu un diplôme en Études militaires et stratégiques au Collège militaire royal du Canada, en 2011. Impatiente de commencer sa carrière d’officier du renseignement à l’ARC, elle effectue actuellement une maîtrise en affaires internationales (renseignement et sécurité nationale) à la Norman Paterson School of International Affairs de l’université Carleton. Elle a en outre étudié et vécu en Nouvelle‑Zélande et au Japon.

Parc Tsuruoaka

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Parc Tsuruoaka

NOTES

  1. Emily Spencer et Tony Balasevicius, « La clé du succès : l’intelligence culturelle et l’espace de bataille moderne »,  Revue militaire canadienne, vol. 9, no 3 (2009), p. 45.

  2. Ibid., p. 46.

  3. David G. Myers, Psychologie, 8e édition, Paris, Flammarion, 2007, p.356.

  4. Anna Wierzbicka, « Japanese Key Words and Core Cultural Values », Language in Society, vol. 20, no 3 (septembre 1991, p. 341).

  5. Emily Spencer et Tony Balasevicius, « La clé du succès : l’intelligence culturelle et l’espace de bataille moderne »,  Revue militaire canadienne, vol. 9, no 3 (2009), p. 44.

  6. Ofer Feldman, « Culture, Society, and the Individual: Cross-Cultural Political Psychology in Japan », Political Psychology, vol. 18, no 2 (juin 1997), p. 331

  7. Ibid.

  8. Wierzbicka, p. 349.

  9. R.C. Christopher, cité par Patricia J. Wetzel, « Are ‘Powerless’ Communication Strategies the Japanese Norm? », Language in Society, vol. 17, no 4 (décembre 1988), p. 557.

  10. Wierzbicka, p. 347.

  11. http://www.peoplegoingglobal.com/. Consulté le 13 novembre 2008.

  12. Feldman, p. 328 et Myers, p.731.

  13. Pour voir un exemple tiré de l’expérience personnelle de l’auteure, consulter : http://awanderinglife.blogspot.com/2005/05/i-am-speaking-japanese-arent-i.html.

  14. Takeyuki Tsuda, « The Stigma of Ethnic Difference: The Structure of Prejudice and ‘Discrimination’ Toward Japan's New Immigrant Minority », Journal of Japanese Studies, vol. 24, no 2 (été 1998), p. 349.

  15. Joy Hendry, « To Wrap or Not to Wrap: Politeness and Penetration in Ethnographic Inquiry », Man, vol. 24, no 4 (décembre 1989), p. 624.

  16. Ibidem, p. 627.

  17. Tsuda, p. 320.

  18. Emily Spencer, « De la cervelle et du muscle : l’intelligence culturelle ou l’« outil par excellence » dans l’environnement opérationnel contemporain  », Revue militaire canadienne, vol. 11, no 1 (hiver 2010), p. 16.